Le #SEO n’est pas mort, il est juste devenu frustrant

Le référencement que je fais chaque jour, à chaque minute de mon temps de travail n’est pas mort, et il n’est pas prêt de passer l’arme à gauche. Pour autant, il est devenu terriblement frustrant. Et ces évolutions (de façade) essaient de repousser l’inévitable. Voilà les quelques raisons pour lesquelles le domaine du référencement devient de plus en plus difficile à appréhender, à raconter. 

Le mot

Nos trois lettres fétiches, celles qui ont construit notre parcours, notre passeport à l’international. Tu fais quoi dans la vie : “Du SEO”. Search Engine Optimization. Aussi respectables soient elles, elles deviennent obsolètes, galvaudées.1425231384_SEO_tag_1__

“L’optimisation” ne peut plus qu’être corrélée à la notion de moteurs de recherche. D’ailleurs, la syntaxe n’est pas bonne. Nous n’optimisons pas le moteur, nous optimisons un site, un contenu. Et d’ailleurs, que serait notre travail sans SMO, sans UX Design, sans Webdesign, etc…
Le SEO est devenu secondaire dans son ensemble “web”. Le SEO n’est plus isolé, il est dans le projet. A équivalent des critères évoqués ci-dessus.

“L’optimisation” est également une notion sybilline et prétentieuse, même si elle est accolée en permanence à notre métier. Nous faisons du “TD” ou du “VB”. Du “Traffic Development” ou du “Visibility Boosting”.

“Ah … tu fais du SEO…c’est toi qui pète les sites ?”. Ouais, il m’est arrivé d’entendre cette phrase plusieurs fois. Sans pour autant avoir des résultats négatifs. Non. C’est une phrase prononcée en amont. Et oui, rappelez-vous : achat de liens, tergiversations de stratégies (Black or White ?), spin content, keyword stuffing.
Il est trop tard pour changer de nom, de signification, désormais le “SEO” est repérable de loin.

Exemple : Moz qui en 2013 abandonne la mention “SEO” dans son légendaire “SEOMoz”

SEOMoz

Le “charabia”

1426344362_free-18-128Ok, les Référenceurs n’ont pas le monopole du charabia et du vocabulaire incompréhensible. Qui n’a jamais assisté à une conférence SEO où étaient présents des “béotiens”, qui étaient venus écouter la bonne parole SEO et en ressortant leur cahier bardés de notes, pour la plupart incompréhensible.

L’arrivée des CMS, bien que salvatrice à de nombreux égards, n’a pas amené que de bonnes choses. La technique que l’on exige d’un #SEO s’est retrouvée complètement assistée par le CMS en lui même qui vous mâche le travail. En cela, nos aînés du SEO ont toujours un coup d’avance sur nous. L’ère de la débrouille et du partage a fait place à l’ère du charabia bon teint, qui épate la galerie.

Malgré tout, on observe l’émergence d’une génération de référenceurs qui s’ouvrent à d’autres disciplines qui me semblent essentielles à explorer sous peine de voir notre métier disparaître : Contenu rédactionnel, Webdesign, UX Design. Ce qui nous amène au point suivant

La convergence des compétences

Le SEO est devenu la petite sauce relevée et bien épicée qui vient relever un plat principal. Mais cette sauce n’arrive pas à exister par elle même, elle devient même fade.1421690868_optimi-01-01-128

Je parle ici bien évidemment de la collusion de plus en plus évidente du SEO et du “Marketing du Contenu”, du “Community Management”. A tel point que définir ce qu’est le SEO aujourd’hui est devenu légèrement gênant aux entournures. Malgré tout on pourra toujours se reposer sur nos fondamentaux inaliénables : Meta data, audit techniques de site, migration serveur, données structurées.

Exemple : Observez bien ce diagramme, ce chemin de fer, qui montre à qui et à quoi est rattaché le référenceur désormais.

Diagramme SEO

LinkBuilding & LinkBaiting

1425231474_links3-128Voilà les deux termes qui m’irritent le plus. Les plus frustrants. Qui limitent le champ de vision du référenceur professionnel. Est-ce que vous proposez encore une stratégie de netlinking à vos clients ? Moi, non. Et je ne dis pas ça au vu de certains taquets que nous nous sommes pris à un moment donné de notre carrière par notre cher Penguin.

L’impression que me donne ces deux mots est qu’ils portent tout le poids d’un référencement qui marchait très bien certes, mais que je conjugue aujourd’hui à l’imparfait. Pourquoi ne pas faire des prestations de “Maillage interne” désormais ? Pourquoi ne pas penser d’abord à l’internaute, à sa manière de naviguer, à la cohérence globale des thématiques avant d’hypothétiquement envisager qu’un jour qu’un superbe site d’autorité nous fasse un lien ?

Google

Et oui, l’une des choses les plus frustrantes dans le #SEO, c’est Google. L’alpha et l’oméga du référencement, le saint des saints, est autant honni que béni par nous, référenceurs. Nou1426344481_google-128s
sommes dans une guerre permanente et psychologique avec notre meilleur ennemi.

Ce qui est dommage avec notre moteur de recherche préféré c’est qu’autant certaines mises à jour semblent vouloir réellement réduire le spam et les techniques dégueu, alors que d’autres n’ont que le goût d’une victoire à la Pyrrhus, destinée simplement à nous les briser. Le “Not Provided” en est un exemple flagrant.

Not Provided

So what ?

Rassurez-vous, je ne suis pas à deux doigts de la corde et à une phalange du Prozac. Mais oui, vous avez pu le voir en filigrane dans mes derniers articles, le Référencement naturel tel qu’il est en train de tourner me laisse perplexe.

Tout le monde veut “claquer” comme dirait notre bon Luc, on pense Marketing, positionnement, ROI, Affiliation etc… mais qu’en est-il de l’internaute ? A quand une conférence Webdesign et SEO ? UX et Adwords ?

Dans 1 mois, je m’exile à Brighton, pour le #BrightonSEO. Pour essayer de trouver réponses aux questions existentielles du SEO qui me font bouillir le cerveau et voir si l’herbe du référencement est plus verte ailleurs

Alors non, le Référencement est encore bien vivant, mais notre métier monolithique est proche de l’agonie.

5 comments on “Le #SEO n’est pas mort, il est juste devenu frustrant

  1. Ho que oui il est frustant ce SEO, mais aussi qu’il est injuste, pour moi c’est la plus grande frustration, voir de grandes marques et enseignes transgresser les regles de bases définies par google et passer au travers des mailles du filet en toute impunité, ca me donne envie de vomir, mais bon c’est la vie, et dans la vie ce ne sont helas pas les gentils qui gagnent…

  2. Mon point de vue est qu’on peut se passer du netlinking pour des moyens gros sites mais pour des sites jeunes ça me semble obligatoire même si cela peut être inclus dans une campagne de popularisation de business classique offline. A part ça je suis d’accord à 100%

  3. Très bien ton article !

    En revanche, je trouve justement que l’éventail des connaissances et l’interaction impérative avec d’autres disciplines rend le SEO bien plus intéressant que celui pratiqué dans les années 2008 à coup de xrumer.
    D’ailleurs, les règles de Google n’ont pas changé, mais aujourd’hui il fait juste un peu plus la police (même s’il est frustrant de voir que certains gros passent au travers des mailles du filet).

    Et pour terminer, se préoccuper de l’utilisateur est quand même ce qui doit préoccuper n’importe quel SEO car ce métier n’a qu’un objectif en bout de course, augmenter les visites qui convertissent.

    Bref, je trouve ce métier toujours plus passionnant plutôt que frustrant :-)

  4. Merci Panda pour les missions de refonte de contenu.
    Merci Penguin pour les missions de linkpruning.
    Merci Google de punir ceux qui font du mauvais travail et de récompenser ceux qui ont su élaborer et appliquer une bonne strat.
    Le SEO me frustrera le jour où je n’aurais plus rien à apprendre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *